En clair : De nouvelles obligations encadrent désormais l’usage de l’IA en entreprise. Pas besoin d’être juriste pour s’y retrouver : voici l’essentiel, en clair, et ce que ça change concrètement pour vous.

Comprendre l’AI Act · 6 min de lecture

Les nouvelles règles sur l’IA, expliquées à un patron pressé

En bref. D’ici fin 2027 (report Digital Omnibus), les obligations sur les systèmes d’IA à haut risque (Annexe III) et la transparence (art. 50) deviennent applicables. Toute entreprise utilisant de l’IA — même via des outils grand public — devrait cartographier ses usages, évaluer le risque et tenir un registre.

Qui est concerné ?

Le Règlement (UE) 2024/1689, dit AI Act, s’applique à toute organisation qui utilise des systèmes d’intelligence artificielle dans l’Union européenne — y compris les TPE et PME qui utilisent simplement ChatGPT, Copilot ou un assistant de recrutement.

Le niveau d’obligation dépend du risque de l’usage, pas de la taille de l’entreprise.

Le calendrier en clair

2 février 2025 : pratiques interdites. 2 août 2025 : modèles à usage général (GPAI). Fin 2027 (report Digital Omnibus) : systèmes à haut risque de l’Annexe III et transparence (art. 50).

L’échéance « haut risque » couvre des usages courants : recrutement, évaluation du personnel, scoring de crédit, chatbots et contenus générés.

Que faire dès maintenant ?

Trois étapes : cartographier les outils d’IA réellement utilisés (Shadow AI inclus), classer chaque usage selon le risque AI Act, puis tenir un registre unifié AI Act + RGPD.

Des sanctions existent pour les manquements les plus graves — plafonnées, pour les PME, au plus bas des montants prévus. Le vrai enjeu : de plus en plus de donneurs d’ordre demandent une preuve de maîtrise de l’IA avant de signer.

Questions fréquentes

Mon entreprise utilise seulement ChatGPT, suis-je concerné ?

Oui. Même un usage via un outil grand public entre dans le périmètre. Le niveau d’obligation dépend de ce que vous en faites.

Cartographiez vos usages d’IA en quelques minutes.
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Cet article est une aide à la compréhension et ne constitue pas un conseil juridique.